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Les médicaments des douleurs intenses

Mis à jour : Vendredi, 24 Janvier 2014
Sommaire
Prise en charge de la douleur
J'ai mal ou je souffre ?
La douleur chez la femme
La douleur chez les personnes âgées
La douleur chez les enfants
Les causes de la douleur
Que faire en cas de douleur ?
Comment mesure-t-on la douleur ?
Quels médicaments contre la douleur ?
Les médicaments des douleurs légères
Les médicaments des douleurs modérées à sévères
Les médicaments des douleurs intenses
Les techniques physiques pour lutter contre la douleur
Soulager la douleur par la relaxation

Les antalgiques de niveau III

La morphine (de Morphée, dieu du sommeil) est le principal alcaloïde du pavot (Papaver somniferum) dont on recueille le latex qui, une fois séché, donne l’opium. Les vertus calmantes et antalgiques du pavot et de l’opium sont connues depuis fort longtemps dans de nombreuses civilisations. L’opium et surtout la morphine ont fait l’objet d’un commerce de plaisir, avant de devenir des médicaments majeurs de la douleur, expérimentés durant les guerres de la fin du XIXe siècle. La morphine est l’antalgique puissant de référence aujourd’hui, même si d’autres molécules dérivées de la morphine ont été développées depuis.

La morphine

L’usage de la morphine n’est plus aujourd’hui réservé aux cas extrêmes ou aux soins palliatifs. Au contraire, son utilisation est requise dans toutes les situations où les antalgiques de niveau 2 sont insuffisants, à la condition que la cause de la douleur ait été bien identifiée. Cette règle de passage du niveau 2 au niveau 3 des antalgiques ne dépend ni du temps qui reste à vivre, ni de la nature de la maladie. Cependant, dans le cadre de douleurs d’origine non cancéreuse, son utilisation doit être d’une durée la plus courte possible et faire l’objet d’un « contrat moral d’utilisation » entre le patient et le médecin prescripteur.

La morphine est de préférence administrée sous forme orale (solutés buvables, comprimés, gélules) mais il existe également des formes injectables, administrées en perfusion avec une pompe, qui peuvent être délivrées en continu ou contrôlées par le patient.

La dose initiale de morphine chez l’adulte est de 10 mg toutes les quatre heures. Des doses plus faibles sont recommandées chez les sujets âgés. Cette dose est augmentée progressivement par le médecin jusqu’à obtention du soulagement de la douleur. L’arrêt du traitement est également progressif pour éviter un syndrome de sevrage. La constipation est un effet indésirable constant et persistant qui nécessite le recours systématique à un traitement laxatif, associé à des règles hygiéno-diététiques. Des nausées, des vomissements, une somnolence peuvent également survenir, le plus souvent en début de traitement. Son association à d’autres médicaments antalgiques (buprénorphine, pentazocine, nalbuphine) est contre-indiquée : son effet risque d’être alors diminué. Lors d’un surdosage important, un antidote à la morphine doit être injecté sans délai car la morphine peut entraîner la mort par arrêt de la respiration.

bonjour docteur

La morphine en action

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi, 20 Février 2014

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est affiché à droite du nom des médicaments dont certaines présentations sont disponibles sans ordonnance.

Les dérivés de la morphine

Il s’agit de molécules apparentées à la morphine, dont le mécanisme d’action est proche : elles agissent plus ou moins sur les mêmes récepteurs. La buprénorphine est trente fois plus puissante que la morphine. Elle surtout administrée par voie sublinguale, en deux à trois prises par jour, et évite les nausées et vomissements qui peuvent survenir avec la morphine. La nalbuphine est deux fois plus puissante que la morphine. Elle est administrée en injections dans les douleurs aiguës et agit pendant deux à quatre heures. La péthidine (Péthidine Renaudin) est un dérivé de la morphine qui a un effet antispasmodique. Elle est utilisée en injection dans les douleurs viscérales et lors des accouchements.
Le fentanyl est cent fois plus puissant que la morphine. On l’administre par des dispositifs transcutanés (patch) qui diffusent la substance pendant 72 heures, ou bien, pour obtenir un effet rapide, par diffusion à travers la paroi interne (muqueuse) de la bouche ou du nez. L’hydromorphone a une durée d’action de douze heures et est indiquée pour soulager les douleurs intenses lorsque la morphine ne suffit pas ou est mal tolérée.

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Les autres médicaments utilisés comme antalgique

Certaines douleurs, notamment certaines douleurs neuropathiques, peuvent être traitées par des médicaments antidépresseurs ou des antiépileptiques. L'effet antalgique des antidépresseurs se manifeste le plus souvent à des doses inférieures à celles nécessaires pour une action antidépressive. Toutefois certains de leurs effets indésirables limitent leur utilisation chez les personnes âgées.

Un neuroleptique, le tiapride, est indiqué dans les douleurs rebelles ou intenses.

Les anesthésiques locaux sous forme d'emplâtre peuvent être utiles pour soulager les douleurs qui font suite à un zona.

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