Accueil > Maladies > Douleurs et fièvre > Prise en charge de la douleur

Imprimer Envoyer à un ami

La douleur chez la femme

Mis à jour : Vendredi, 24 Janvier 2014
Sommaire
Prise en charge de la douleur
J'ai mal ou je souffre ?
La douleur chez la femme
La douleur chez les personnes âgées
La douleur chez les enfants
Les causes de la douleur
Que faire en cas de douleur ?
Comment mesure-t-on la douleur ?
Quels médicaments contre la douleur ?
Les médicaments des douleurs légères
Les médicaments des douleurs modérées à sévères
Les médicaments des douleurs intenses
Les techniques physiques pour lutter contre la douleur
Soulager la douleur par la relaxation

Les femmes sont-elles plus sensibles à la douleur ?

Une étude récente vient de confirmer que les femmes sont plus sensibles à certains types de douleur. Des chercheurs ont en effet montré que le nombre de récepteurs de la peau du visage est deux fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes (34 récepteurs par cm2 contre 17 en moyenne chez les hommes).

Cette découverte semble indiquer que le seuil de sensibilité à la douleur est plus bas chez les femmes ce qui impliquerait une attention accrue dans la prise en charge des douleurs postopératoires. La différence de sensibilité à la douleur entre hommes et femmes pourrait justifier la mise en place de protocoles différents, soit au moment de l’acte chirurgical, soit après l’opération, pour soulager les douleurs ressenties.

Le traitement de la douleur pendant la grossesse

traitement douleur femme enceinte

Si vous êtes enceinte, vérifiez toujours auprès de votre médecin ou de votre pharmacien que les médicaments que vous prenez sont compatibles avec votre état.

Pendant la grossesse, le traitement de la douleur repose essentiellement sur l’usage du paracétamol dont la sécurité a été amplement démontrée. En effet, des effets néfastes pour la mère et l'enfant à naître ont été mis en évidence lorsque certains antalgiques - comme l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) - sont utilisés au cours des quatre derniers mois de la grossesse ; le risque existe même avec une seule prise et même si la grossesse est à terme. Leur usage est donc contre-indiqué pendant cette période, sauf dans certaines situations médicales très particulières. Pendant les cinq premiers mois, l'effet de ces médicaments est mal connu : seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de leur utilisation dans votre cas.

Les AINS destinés à une application locale (gels, crèmes) peuvent traverser la peau et passer dans le sang. Ils exposent ainsi le fœtus aux mêmes risques que lorsque ces médicaments sont pris par voie orale, en particulier lorsqu’ils sont appliqués sur une large surface de peau ou sous un pansement. N’utilisez pas ces gels anti-inflammatoires sans avis médical.

L’utilisation de la codéine ainsi que celle de ses dérivés ne doit être envisagée chez la femme enceinte qu'en cas d’impérative nécessité. En effet une insuffisance respiratoire peut survenir chez le nouveau-né d'une mère traitée avec des doses élevées peu avant l’accouchement, Si la mère a reçu un traitement régulier, même à faible dose, un syndrome de sevrage peut apparaître chez le nouveau-né. Il est donc important de signaler à l'obstétricien la prise éventuelle de codéine ou d'un de ses dérivés, afin que ces risques puissent être prévenus par une surveillance et un éventuel traitement adapté.

Le traitement de la douleur pendant l’accouchement

La douleur ressentie pendant l’accouchement varie d’une femme à l’autre. Aujourd’hui, de nombreuses techniques existent pour contrôler cette douleur. Les méthodes préparatoires dites « d’accouchement sans douleur » apprennent plutôt à la canaliser et à la contrôler par des techniques de respiration et de relaxation. Au-delà de ces méthodes, des traitements antalgiques peuvent être mis en place, dont le plus répandu est l’analgésie péridurale, utilisée dans environ 65 % des accouchements en France.

L’analgésie péridurale consiste à injecter un anesthésique local (bupivacaïne) dans le canal rachidien (là où se trouve la moelle épinière). Cette substance anesthésie les nerfs qui sortent la moelle et supprime les sensations provenant de la partie inférieure du corps (la conscience est préservée et il est toujours possible de bouger les jambes). La péridurale nécessite la pose, sous anesthésie locale, d’un cathéter très fin qui passe à travers la peau du bas du dos et entre deux vertèbres lombaires. Une sonde urinaire est souvent posée, car la péridurale supprime l’envie d’uriner. L’anesthésie se fait sentir environ 15 minutes après l’injection du produit et peut être prolongée à la demande, tout au long de l’accouchement. Elle ne gêne pas les contractions. Même si la péridurale peut être posée pendant l’accouchement, il est préférable de la poser avant, donc d’avoir choisi au préalable ce mode d’accouchement après en avoir discuté avec son médecin et l’anesthésiste de la maternité. La péridurale est contre-indiquée chez les femmes allergiques à la bupivacaïne, chez celles qui présentent des malformations de la colonne vertébrale, qui ont de la fièvre ou des troubles de la coagulation sanguine. Les effets indésirables sont essentiellement des maux de tête dans les jours qui suivent l’accouchement.

D’autres traitements antalgiques sont utilisés lors des accouchements : antispasmodiques (pour contrôler la douleur des contractions), anesthésiques locaux, acupuncture, etc. Une anesthésie générale est possible, mais elle est plutôt réservée aux césariennes car elle peut diminuer la force des contractions.



 
logo VIDAL
© VIDAL, 2009-2014.