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Quels médicaments contre la douleur ?

Mis à jour : Vendredi, 24 Janvier 2014
Sommaire
Prise en charge de la douleur
J'ai mal ou je souffre ?
La douleur chez la femme
La douleur chez les personnes âgées
La douleur chez les enfants
Les causes de la douleur
Que faire en cas de douleur ?
Comment mesure-t-on la douleur ?
Quels médicaments contre la douleur ?
Les médicaments des douleurs légères
Les médicaments des douleurs modérées à sévères
Les médicaments des douleurs intenses
Les techniques physiques pour lutter contre la douleur
Soulager la douleur par la relaxation

Les médicaments antalgiques

Les principaux médicaments antalgiques (anti-douleur) sont divisés en trois classes en fonction de leur puissance d’action, selon un classement de l’Organisation mondiale de la santé proposé, à l’origine, dans le cadre du traitement des douleurs d’origine cancéreuse.

Les substances antalgiques de niveau I qui sont destinées aux douleurs légères à modérées : l’aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le kétoprofène, le naproxène, etc. Les AINS sont désignés ainsi pour les distinguer des anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes, dérivés du cortisol, l’une des hormones libérées lors de la réaction de stress.

Les substances antalgiques de niveau II, destinées aux douleurs modérées ou sévères ou aux douleurs insuffisamment soulagées par les antalgiques de niveau 1 : la codéine, la dihydrocodéine, le dextropropoxyphène et le tramadol, seuls ou associés à l’aspirine ou au paracétamol.

Les substances antalgiques de niveau III, destinées aux douleurs intenses qui sont rebelles aux autres antalgiques : la morphine et les autres dérivés de l’opium (buprénorphine, fentanyl, hydromorphone, nalbuphine, oxycodone et péthidine).

    D’autres substances sont également utilisées pour combattre la douleur :
  • des anesthésiques locaux (comme la lidocaïne, la procaïne, la bupivacaïne, etc.) ;
  • des antispasmodiques (dans les douleurs viscérales comme les coliques néphrétiques, les colites, etc.) ;
  • certains antidépresseurs (ANAFRANIL et ses génériques, LAROXYL, TOFRANIL, CYMBALTA) pour le traitement des douleurs neuropathiques mais leurs effets indésirables en limitent parfois l’utilisation ;
  • un neuroleptique, le tiapride (TIAPRIDAL et ses génériques), pour le traitement des douleurs rebelles ;
  • les myorelaxants (COLTRAMYL et ses génériques, DECONTRACTYL, LUMIRELAX) peuvent être utiles dans le mal de dos (lombalgie) chronique pour leur effet relaxant musculaire. Ils ne doivent pas être utilisés pendant des périodes de plus de 2 semaines ;
  • des antiépileptiques : la carbamazépine (TEGRETOL et ses génériques) est utilisée dans le traitement des névralgies rebelles de la face et des douleurs neuropathiques ; la gabapentine (NEURONTIN et ses génériques) est utilisée dans le traitement des douleurs qui font suite à un zona chez l'adulte ; la prégabaline (LYRICA) est indiquée dans le traitement des douleurs neuropathiques.
Les gels et les crèmes antalgiques
De nombreux gels et crèmes contiennent également des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils sont indiqués pour soulager les douleurs associées aux traumatismes bénins. Seuls sont disponibles sans ordonnance certains salicylates et les préparations contenant du diclofénac, de l’ibuprofène ou de l’acide niflumique. Il ne faut pas les appliquer sur une peau lésée (eczéma, plaie, abcès, brûlure), ni les recouvrir d’un pansement étanche. Dans les conditions normales d’utilisation, les AINS appliqués localement ont l’avantage de passer faiblement dans le sang et présentent donc moins d’effets indésirables (notamment au niveau de l’estomac) que lors de prise par voie générale. Les gels et pommades anti-inflammatoires sont parfois responsables de réactions allergiques cutanées (rougeurs, eczéma) nécessitant l’arrêt du traitement.


 
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