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La phytothérapie dans le traitement de la constipation

Mis à jour : Lundi, 23 Décembre 2013
Sommaire
Constipation de l’adulte
Les causes de la constipation
Comment réagir lorsqu’on est constipé ?
La prévention de la constipation
Les compléments alimentaires contre la constipation
La phytothérapie dans le traitement de la constipation
Les traitements de la constipation

Quelles plantes pour soulager la constipation ?

phytothérapie

De nombreuses plantes ont une efficacité avérée contre la constipation. Certaines, dont l’utilisation est préférable, contiennent des substances qui retiennent l’eau dans les selles et leur évitent de devenir trop dures. D’autres agissent grâce à des composants irritants pour l’intestin : elles sont à éviter.

Les graines de lin et de psyllium pour soulager la constipation

Les graines de lin renferment des mucilages qui, en retenant une grande quantité d’eau, permettent de diminuer le temps de transit et d’augmenter le volume des selles. Les enveloppes des graines de psyllium (ou ispaghul) soulagent efficacement la constipation grâce à leurs fibres solubles qui augmentent le volume et la souplesse des selles. Les graines de lin et de psyllium ont un effet dit « de lest » similaire à celui des fibres végétales issues d’une alimentation équilibrée.

D’autres plantes et fruits laxatifs pour soulager la constipation

Les propriétés laxatives du latex de l’aloès (Aloe vera) sont largement reconnues. Il contient une substance, l’aloïne, qui irrite l’intestin et provoque une accélération du transit de la même manière qu’avec des plantes comme la casse ou le séné.

Les principes actifs de la bourdaine, du cascara, de la rhubarbe de Chine et du séné ont également une action irritante sur les parois de l’intestin et stimulent ainsi ses mouvements. De plus, ils favorisent la sécrétion de liquides et de mucus par les parois intestinales.

Efficaces, ces plantes laxatives ont longtemps été les plus utilisées comme telles. Néanmoins, leurs effets indésirables et la dangerosité de leur usage abusif en limitent fortement l’intérêt.

La consommation de pruneaux (Prunus domestica), riches en fibres, est un remède très populaire pour lutter contre la constipation. La pulpe des gousses (fruits) de tamarinier (Tamarindus indica) se prépare sous forme de confiture aux vertus laxatives douces. Enfin, par son action sur les muscles de l’intestin, le boldo peut être utilisé en complément d’autres plantes pour traiter une constipation passagère.

Existe-t-il des risques à soulager la constipation avec des plantes ?

Si l’émission de selles est accompagnée d’un mucus abondant (glaires), si l’épisode de constipation survient de façon brutale sans raison apparente et s’il s’accompagne d’une perte de poids, ou si constipation et diarrhée alternent, il est préférable de consulter son médecin.

Attention, une consultation en urgence est indiquée si la constipation est accompagnée de sang dans les selles, de douleurs abdominales persistantes, de nausées ou de vomissements, d’une impossibilité d’émettre des gaz, de ballonnements importants, de fièvre ou de frissons.

Les laxatifs dits « de lest » tels que les graines de psyllium et de lin sont efficaces, mais provoquent souvent un ballonnement et une augmentation de la production de gaz intestinaux. Ils peuvent être employés après avis médical chez les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants de plus de six ans.

L’utilisation prolongée des plantes laxatives irritantes (également dites « stimulantes ») telles que l’aloès, la bourdaine, le cascara, la rhubarbe de Chine ou le séné peut provoquer une dépendance et des pertes en sels minéraux, sodium et potassium en particulier. Ces plantes ne devraient jamais être utilisées chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires du côlon (gros intestin), de constipation ou de douleurs abdominales d’origine inconnue ou dues à une obstruction du tube digestif (rétrécissement intestinal, bouchon de selles). Elles sont contre-indiquées chez les personnes souffrant de déshydratation importante. En raison de leurs effets indésirables, elles doivent être utilisées sous contrôle médical et pour une durée n’excédant jamais huit à dix jours. Dans tous les cas, il vaut mieux leur préférer les plantes laxatives de lest.



 
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