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Les collyres contre le glaucome

Mis à jour : Vendredi, 26 Octobre 2012
Sommaire
Glaucome
Les causes du glaucome
Peut-on prévenir le glaucome ?
Le diagnostic du glaucome
Le traitement du glaucome
Les collyres contre le glaucome
Les autres traitements contre le glaucome

Quels sont les collyres utilisés pour soigner le glaucome ?

Le traitement du glaucome repose sur l’administration régulière (une, deux ou trois fois par jour selon les produits) de collyres. La plupart des collyres indiqués dans le traitement du glaucome agissent en diminuant la production d’humeur aqueuse et en augmentant son élimination par le trabéculum.

Bien administrer un collyre implique de respecter quelques règles simples :

  • si deux collyres doivent être instillés au même moment de la journée, il est nécessaire d’attendre cinq minutes entre chaque collyre ;
  • pendant l’instillation du collyre et pendant la minute qui suit, il est important d’obstruer le canal lacrymal (par où sont éliminés les larmes et le collyre) en appuyant fortement son index au coin de l’œil, dans l’angle formé avec le nez ;
  • les collyres doivent être conservés selon les recommandations du fabricant et jetés après la durée indiquée ;
  • avec certains collyres, le port de lentilles de contact est contre-indiqué : vérifiez la notice.

Certains collyres ne contiennent pas de conservateurs (ceux dont les noms se terminent par -abak ou –comod, ainsi que tous les traitements en unidoses). Ils semblent provoquer moins d’inflammation chronique de la conjonctive que les autres collyres.

Les collyres bêtabloquants

Les collyres bêtabloquants sont souvent prescrits comme premier traitement du glaucome en raison de leur efficacité et de leurs faibles risques. Néanmoins, en raison du passage possible du bêtabloquant dans le sang, ils sont contre-indiqués chez les personnes qui souffrent d’asthme, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’insuffisance cardiaque, de troubles du rythme cardiaque ou de syndrome de Raynaud. Chez les personnes diabétiques, les bêtabloquants peuvent masquer certains signes de l’hypoglycémie (palpitations et accélération du cœur). De plus, chez les patients masculins, les bêtabloquants peuvent parfois provoquer des troubles de l’érection (impuissance). Ce risque est faible avec les collyres (le principe actif passe peu dans le sang).

Les effets indésirables oculaires des collyres bétabloquants sont rares : sécheresse et irritation de l’œil qui doivent être signalées au médecin et qui peuvent contre-indiquer l’usage de lentilles de contact.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi, 19 Juin 2014

Le symbole
est affiché à droite du nom des médicaments dont certaines présentations sont disponibles sans ordonnance.

Les collyres analogues des prostaglandines

Les prostaglandines sont des hormones produites par de nombreux organes. Dans l’œil, elles augmentent l’élimination de l’humeur aqueuse. Comme les collyres bêtabloquants, les collyres contenant des analogues des prostaglandines (substances qui ont une structure proche des prostaglandines naturelles) sont souvent prescrits comme premier traitement du glaucome en raison de leur efficacité et de leurs faibles risques. Ils peuvent rarement entraîner des maux de tête et aggraver un asthme préexistant.

Les effets indésirables locaux sont plus fréquents : les collyres contenant des analogues des prostaglandines peuvent modifier de façon définitive la couleur des yeux (qui deviennent plus foncés). Cette modification touche essentiellement les personnes dont la couleur des yeux n'est pas uniforme : vert marron, jaune marron. Elle est rare chez celles dont les yeux ont une couleur uniforme : bleu, gris, vert ou marron. Le préjudice est uniquement esthétique, sans conséquence connue sur la santé de l'œil. Il peut être gênant lorsque la coloration induite par le collyre n'est pas uniforme, ou lorsqu'un seul œil est traité. Ces collyres peuvent également augmenter la longueur des cils, mais celle-ci redevient normale après l’arrêt du traitement. Les analogues des prostaglandines peuvent également provoquer l’apparition ou l’aggravation des cernes sous les yeux.

Les collyres contenant des analogues des prostaglandines doivent être utilisés avec précaution chez les patients à risque d’herpès oculaire ou d’inflammation oculaire. Ils contre-indiquent le port de lentilles de contact.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi, 19 Juin 2014

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Les collyres inhibiteurs de l'anhydrase carbonique

L’anhydrase carbonique est une enzyme présente dans de nombreux tissus, y compris l’œil. Elle est active dans la sécrétion d’humeur aqueuse. Les collyres contenant des inhibiteurs de l’anhydrase carbonique réduisent la sécrétion de l’humeur aqueuse de manière moins importante que les bêtabloquants et les analogues des prostaglandines. Ils peuvent entraîner une sensation de brûlure locale et un goût amer à l’ingestion d’aliments ou de boissons. Chez les patients âgés, ils entraînent parfois de la fatigue et une humeur dépressive.

Les lentilles de contact souples doivent être ôtées avant l'instillation de ce type de collyre. Elles pourront éventuellement être replacées après un délai de quinze minutes.

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Les autres types de collyre

D’autres types de collyres sont utilisés dans le traitement du glaucome. Certains sont des associations de deux médicaments antiglaucomateux (par exemple, un bêtabloquant et un inhibiteur de l’anhydrase carbonique, ou un bêtabloquant et un analogue des prostaglandines).

D’autres collyres sont destinés à augmenter le diamètre de la pupille (mydriatiques sympathomimétiques) ou à le diminuer (myotiques parasympathomimétiques), selon le type de glaucome diagnostiqué. Ils sont de moins en moins utilisés.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi, 19 Juin 2014

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Les traitements par voie orale

Le seul médicament du glaucome par voie orale est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique (DIAMOX). Il est prescrit dans le glaucome aigu et pour de courtes périodes en attendant un acte chirurgical lorsque les collyres ne suffisent plus à contrôler le glaucome. Ses effets indésirables sont nombreux : déshydratation, fatigue, déséquilibre du diabète, etc.



 
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