| p cp | |
| Méfloquine chlorhydrate | 250 mg |
| Lactose | + |
Ce médicament est un antipaludique : il inhibe la reproduction du parasite responsable du paludisme.
Il est utilisé dans le traitement curatif et le traitement préventif du paludisme résistant aux autres antipaludiques.
antécédent d'allergie à la méfloquine, à la quinine ou à la quinidine ;
insuffisance hépatique grave ;
en association avec les médicaments contenant de l'acide valproïque ;
dépression ou troubles psychiques ;
antécédents de dépression, de convulsions ou de troubles psychiques ;
Ces deux dernières contre-indications peuvent ne pas s'appliquer pour le traitement curatif du paludisme.
Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance rénale.
L'usage de ce médicament dans la prévention du paludisme est réservé à certaines régions du monde. La liste de ces pays est revue chaque année par l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Même si vous avez déjà pris ce médicament pour un précédent voyage dans la même région ou une autre partie du monde, il est nécessaire de consulter votre médecin pour connaître la prévention la mieux adaptée à votre voyage. L'automédication en prévention du paludisme est fortement déconseillée.
En cas de séjour de plus de 3 mois, il peut être nécessaire d'utiliser d'autres méthodes de prévention du paludisme.
La survenue de troubles neuropsychiques (anxiété, agitation, confusion des idées, tristesse inexpliquée, idées suicidaires) impose un avis médical urgent pour modifier le traitement.
Par ailleurs, ce médicament peut parfois altérer le jugement, le comportement ou la coordination des mouvements : les activités potentiellement dangereuses (sports d'altitude, maniement d'outil dangereux...) doivent être envisagées avec prudence. Certains de ces troubles peuvent, du fait de la durée d'action du médicament, persister 1 à 3 semaines après la dernière prise.
Conducteur : ce médicament peut être responsable de vertiges.
Ce médicament ne doit pas être associé à l'acide valproïque ou au valpromide (DÉPAKINE, VALPROATE DE SODIUM IREX, DÉPAMIDE...) : risque de crise d'épilepsie.
Il peut interagir avec la quinine par voie intraveineuse.
Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez un bêtabloquant (médicament utilisé essentiellement en cardiologie).
Par mesure de prudence, il est préférable de faire pratiquer les vaccinations par un virus vivant au moins 3 jours avant la première prise de ce médicament.
Le risque pendant la grossesse est lié au paludisme et non pas au médicament, qui peut être pris par la femme enceinte aux doses préconisées.
Ce médicament passe dans le lait maternel : l'allaitement est déconseillé.
Les comprimés sont pris avec un grand verre d'eau, de préférence au cours d'un repas.
En raison du goût amer et légèrement piquant du produit, les comprimés ne doivent pas être croqués. Néanmoins, pour les personnes ayant des difficultés à déglutir, les comprimés peuvent être écrasés et dissous dans de l'eau ou dans une boisson susceptible d'en masquer le goût.
Traitement préventif : ce médicament doit être pris 1 fois par semaine à jour fixe. La première prise a lieu 10 jours avant le départ. La dernière prise aura lieu 4 semaines après le retour de la zone impaludée.
Adulte et enfant de plus de 45 kg : 1 comprimé à 250 mg par prise hebdomadaire.
Enfant de 31 à 45 kg : 3/4 de comprimé à 250 mg par prise hebdomadaire.
Enfant de 20 à 30 kg : 1/2 comprimé à 250 mg par prise hebdomadaire.
Enfant de 15 à 19 kg : 1/4 de comprimé à 250 mg par prise hebdomadaire.
Traitement curatif : 25 mg par kg, à répartir en 2 ou 3 prises espacées de 6 à 12 heures, soit :
Adulte de plus de 60 kg : 3 comprimés à 250 mg, puis 2 comprimés 8 à 12 heures plus tard, puis 1 comprimé 8 à 12 heures plus tard.
Adulte de 46 à 60 kg : 5 comprimés à 250 mg, répartis en 2 prises.
Enfant de 30 à 45 kg : 3 à 4 comprimés à 250 mg, répartis en 2 prises.
Enfant de 21 à 30 kg : 2 à 3 comprimés à 250 mg, répartis en 2 prises.
Enfant de 5 à 20 kg : 1 comprimé à 250 mg par 10 kg de poids, répartis en 2 prises.
Chaque fois que possible, une analyse de sang destinée à mettre en évidence le parasite doit être réalisée.
La chimioprophylaxie ne dispense pas des mesures destinées à empêcher les piqûres de moustiques : port de vêtements longs après le coucher du soleil, répulsifs sur les zones découvertes, insecticides, moustiquaire...
L'utilisation de moyens de prévention n'exclut pas totalement le risque de paludisme. Toute fièvre importante au cours d'un séjour en zone impaludée ou dans les 4 semaines qui suivent le retour peut traduire un accès palustre et nécessite une consultation médicale d'urgence pour rechercher le parasite dans le sang.
Une rechute après une crise de paludisme peut toujours survenir, même si le traitement a été bien suivi.
Les comprimés doivent être conservés à l'abri de la lumière et de l'humidité.
Le plus fréquemment : nausées, vomissements, vertiges, maux de tête, insomnie, selles molles ou diarrhée, douleurs abdominales.
Plus rarement : convulsions, troubles de la vue et de l'audition, palpitations, éruption cutanée, faiblesse musculaire, douleur des muscles ou des articulations, fatigue, perte d'appétit, augmentation des transaminases, anomalie de la numération formule sanguine.
Lors d'un traitement préventif : troubles de l'humeur et du comportement (anxiété, agitation, confusion, tristesse inexpliquée, idées suicidaires) qui doivent faire arrêter le traitement.