| p cp | p c mes | p cp | |
| Chloroquine | 100 mg | 25 mg | 300 mg |
| Saccharose | 4,14 g | ||
| Gluten | + | + |
Ce médicament est un antipaludique : il inhibe la reproduction du parasite responsable du paludisme.
Il est principalement utilisé dans le traitement préventif et le traitement curatif du paludisme.
Les comprimés à 100 mg sont également utilisés dans la prévention des lucites et dans le traitement du lupus érythémateux disséminé et de la polyarthrite rhumatoïde ; le mécanisme d'action de ce médicament dans ces affections, qui n'ont bien sûr rien à voir avec le paludisme, n'est pas parfaitement élucidé.
Des précautions sont nécessaires en cas d'épilepsie, de porphyrie, d'insuffisance rénale ou hépatique.
L'activité de ce médicament utilisé seul est insuffisante dans de nombreux pays (résistance du parasite à la chloroquine) : il est nécessaire de consulter votre médecin pour connaître la prévention la mieux adaptée à votre voyage. L'automédication en prévention du paludisme est fortement déconseillée.
En cas de séjour de plus de 3 mois, il peut être nécessaire d'utiliser d'autres méthodes de prévention du paludisme. Dans le cas d'un traitement prolongé par un médicament contenant de la chloroquine, un bilan ophtalmologique initial et une surveillance peuvent être nécessaires pour détecter une atteinte éventuelle de la vision.
Le sirop contient du sucre (saccharose) en quantité notable.
Conducteur : ce médicament peut être responsable de troubles visuels.
Il est préférable de respecter un délai de 2 heures entre la prise de ce médicament et celle de pansements digestifs (contenant des sels d'aluminium, de calcium ou de magnésium).
Le risque pendant la grossesse est lié au paludisme et non pas au médicament, qui peut être pris par la femme enceinte aux doses préconisées.
Ce médicament passe dans le lait maternel ; ne l'utilisez pas ou ne le réutilisez pas sans avis médical.
Les comprimés doivent être avalés de préférence à la même heure, après le petit déjeuner ou le déjeuner pour éviter la survenue de nausées ou de troubles du sommeil.
Dans le traitement préventif du paludisme, 2 modes de traitement sont utilisés. Le premier est plus contraignant, mais il limite le risque d'oubli. Il commence le jour du départ, se poursuit pendant la durée de l'exposition au risque et se termine 4 semaines après le retour.
Adulte : 1 comprimé à 100 mg tous les jours.
Enfant de 1 à 15 ans : 1 à 4 cuillères-mesure par jour, selon la poids de l'enfant, à prendre en 1 seule fois (après un repas).
Enfant de moins de 10 kg : 1 cuillère-mesure tous les 2 jours (après un repas).
Le second est moins contraignant, mais le risque d'oubli est plus grand : il commence une semaine avant le départ, se poursuit pendant la durée de l'exposition au risque et se termine 4 semaines après le retour.
Adulte et enfant de plus de 12 ans : 1 comprimé à 300 mg, 2 fois par semaine (le lundi et le jeudi par exemple).
Le traitement curatif du paludisme dure de 3 à 5 jours. Le traitement d'une crise de paludisme nécessite toujours au moins 3 jours de repos strict.
1er jour : 600 mg en une prise, 300 mg 6 heures plus tard ;
2e et 3e jours : 300 mg par jour.
Chez l'enfant, la dose est calculée précisément par le médecin, en fonction du poids.
Autres indications (comprimés à 100 mg) :
Le traitement préventif de la lucite commence 7 jours avant l'exposition au soleil et se poursuit pendant 15 jours.
Adulte et enfant de plus de 6 ans : 2 ou 3 comprimés à 100 mg par jour.
Dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde :
Adulte et enfant de plus de 6 ans : 2 ou 3 comprimés à 100 mg par jour en traitement d'attaque, puis 1 ou 2 comprimés à 100 mg par jour en traitement d'entretien.
Dans le traitement du lupus érythémateux :
Adulte et enfant de plus de 6 ans : la dose initiale est 1 ou 2 comprimés à 100 mg par jour. Le médecin adapte ensuite la dose en fonction de l'évolution des lésions.
Le sirop destiné à l'enfant est amer et souvent mal accepté. En cas de vomissement survenant juste après la prise, celle-ci doit être renouvelée à la même dose. Compte tenu de la difficulté d'obtenir une protection efficace, il est déconseillé de voyager avec un nourrisson dans une zone à risque de paludisme.
La chimioprophylaxie ne dispense pas des mesures destinées à empêcher les piqûres de moustiques : port de vêtements longs après le coucher du soleil, répulsifs sur les zones découvertes, insecticides, moustiquaire...
L'utilisation de moyens de prévention n'exclut pas totalement le risque de paludisme. Toute fièvre importante au cours d'un séjour en zone impaludée ou dans les 4 semaines qui suivent le retour peut traduire une crise de paludisme et nécessite une consultation médicale d'urgence pour rechercher le parasite dans le sang.
Une rechute après une crise de paludime peut toujours survenir, même si le traitement a été bien suivi.
Fréquemment : troubles digestifs, maux de tête, étourdissement, troubles de l'accommodation, réaction allergique.
Aggravation d'un psoriasis existant.
Rarement : coloration ardoisée, en particulier des ongles et des muqueuses, agitation, anxiété, troubles du sommeil.
Exceptionnellement : bourdonnement d'oreilles, convulsions, anomalie de la numération formule sanguine.
À dose élevée, lors d'un traitement prolongé : troubles passagers de la vue, régressant à l'arrêt du traitement (exceptionnellement irréversibles) ; rarement, atteinte des nerfs et des muscles.