Ce médicament est un antagoniste opiacé : il bloque temporairement les récepteurs du cerveau qui sont stimulés par les substances opiacées utilisées par les toxicomanes (héroïne, morphine, codéine...). Ces substances ne peuvent plus produire les effets euphorisants attendus.
Il est utilisé dans le cadre de la désintoxication aux opiacés, après la période de sevrage, pour faciliter la prévention des rechutes.
| p cp | |
| Naltrexone chlorhydrate | 50 mg |
insuffisance hépatique grave,
toxicomane aux opiacés encore en période de sevrage,
personne âgée,
grossesse.
Un intervalle minimal de 7 jours doit être respecté entre le début du traitement et la dernière prise de substance opiacée (10 jours pour la méthadone). Une administration intempestive de ce médicament avant ce délai provoquerait un état de manque très douloureux et irréversible pendant au moins 24 heures. Le médecin, qui prescrit ce médicament pour la première fois, s'assure généralement de l'arrêt de l'intoxication par une analyse d'urine et débute le traitement par un demi-comprimé pris sous surveillance médicale pendant la première heure.
Le toxicomane qui demande à bénéficier de ce traitement doit être motivé : la prise éventuelle d'opiacés à forte dose pendant le traitement, pour surmonter l'effet de la naltrexone, l'exposerait à des risques graves.
Les antalgiques opiacés ne peuvent être utilisés pour traiter la douleur pendant la période de traitement. Leurs effets seraient annihilés par la naltrexone.
Ce médicament ne doit pas être associé à d'autres médicaments opiacés dont il bloquerait l'action.
L'effet de ce médicament pendant la grossesse est mal connu : par mesure de prudence, son usage est contre-indiqué chez la femme enceinte.
Les données disponibles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel ; n'allaitez pas pendant le traitement sans avis médical.
Ce médicament peut être pris pendant ou entre les repas. Sauf indication contraire du médecin, la prise peut avoir lieu n'importe quand dans la journée.
Adulte : 1 comprimé par jour. La durée conseillée est de 3 mois au minimum. C'est le toxicomane, en accord avec son médecin, qui décidera ensuite le moment opportun pour interrompre le traitement.
Ce traitement, qui bloque l'action des opiacés, ne doit pas être confondu avec les traitements de substitution (MÉTHADONE, SUBUTEX...) qui en reproduisent les effets et permettent de passer le cap difficile du sevrage.
L'arrêt de l'intoxication ou du traitement substitutif opiacé correspond pour le toxicomane à une période de grande fragilité physique et psychique. Les effets indésirables suivants ont été constatés pendant le traitement, mais il est difficile d'en attribuer la responsabilité au seul médicament.
Effets indésirables observés dans plus de 10% des cas : insomnie, anxiété, nervosité, crampes, douleurs abdominales, nausées, vomissements, manque d'énergie, douleurs articulaires ou musculaires, maux de tête.
Effets indésirables observés dans moins de 10% des cas : manque d'appétit, diarrhée ou constipation, soif permanente, irritabilité, tristesse, étourdissement, éruption cutanée, éjaculation retardée, baisse de la libido, écoulement nasal, douleur thoracique, sueurs.
Dans certains cas, il est nécessaire de réaliser des prises de sang pour vérifier l'absence d'atteinte hépatique.
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