Ce médicament contient une substance, obtenue par biotechnologie, proche de l'interféron bêta naturel humain. L'interféron bêta est une protéine qui intervient dans la réponse immunitaire et la lutte contre les virus. Il a montré une activité chez des malades atteints de sclérose en plaques (SEP), capables de se déplacer et chez qui la maladie évolue par poussées. Chez ces patients, des études scientifiques ont montré une réduction de 30 % de la sévérité des poussées, et l'intervalle entre deux poussées a été plus élevé que chez les malades non traités. En revanche, il n'a pas été observé d'amélioration significative en ce qui concerne la durée des poussées, les symptômes entre les poussées, ou la progression de la maladie. Ces données sont issues de statistiques sur des groupes de malades ; il est impossible de prévoir l'effet du traitement sur un individu. Chez certains malades, une aggravation de la maladie a été constatée malgré la mise en route du traitement.
chez les malades qui ont présenté au moins deux poussées avec déficit neurologique au cours des deux années précédentes,
chez les patients présentant une forme secondairement progressive de la maladie,
chez les patients ayant eu une seule poussée, avec un risque élevé de développer la maladie.
réaction allergique survenue sous traitement par interféron bêta, ou allergie à l'albumine humaine ;
dépression ou antécédent de dépression grave ;
insuffisance hépatique grave ;
grossesse.
Des précautions sont nécessaires en cas d'épilepsie, de troubles cardiaques, de dysfonctionnement de la thyroïde, d'insuffisance rénale grave.
réaction allergique : urticaire, œdème de Quincke, asthme, malaise survenant après l'injection ;
état dépressif ou idées suicidaires ;
perte de connaissance brutale pouvant correspondre à une crise d'épilepsie ;
jaunisse.
Pendant la durée du traitement, des analyses de sang régulières sont indispensables.
Si vous devez conduire ou utiliser une machine dangereuse, assurez-vous préalablement que ce médicament n'altère pas votre vigilance.
Ce médicament peut interagir avec les traitements immunodépresseurs (cortisone non comprise). Signalez tout autre traitement en cours à votre médecin.
Les données disponibles laissent présumer une action toxique sur l'enfant à naître. Son usage est donc contre-indiqué pendant la grossesse et une contraception efficace est nécessaire pendant toute la durée du traitement chez la femme en âge de procréer.
Les données disponibles ne permettent pas de savoir si l'interféron bêta passe dans le lait maternel. L'arrêt de l'allaitement ou l'interruption du traitement doit donc être envisagé.
Ce médicament doit être injecté par voie sous-cutanée.
La poudre doit être dissoute dans le solvant : injecter le solvant de la seringue dans le flacon de lyophilisat et attendre la dissolution sans agiter le flacon. Prélever ensuite 1 ml de solution avec la seringue. Une préparation présentant une coloration anormale ou des particules en suspension ne doit pas être injectée.
Le médecin peut vous proposer de pratiquer vous-même les injections. Dans ce cas, des explications précises vous seront fournies par le médecin ou l'infirmière et une première auto-injection sera réalisée en leur présence.
Adulte de plus de 18 ans : 1 dose tous les 2 jours.
Pour limiter le risque de nécrose au point d'injection, il est recommandé d'utiliser un site différent à chaque injection et de désinfecter soigneusement la peau avant l'injection.
Les flacons doivent être conservés à une température comprise entre + 2 °C et + 8 °C (au réfrigérateur). Ils ne doivent pas être congelés. Ils peuvent également être conservés à température ambiante pendant une durée maximale de 3 mois (en tenant compte de la date de péremption).
La solution doit être utilisée immédiatement après reconstitution. Néanmoins, elle peut être conservée si besoin 3 heures au réfrigérateur.
Conditions particulières de délivrance :
Ce médicament est à la fois un médicament d'exception et un médicament à prescription restreinte. La première prescription de ce médicament ne peut être faite qu'à l'hôpital, dans un service spécialisé en neurologie. Les renouvellements peuvent être prescrits par un neurologue de ville, mais chaque ordonnance de renouvellement (d'un modèle spécial) doit être présentée au pharmacien, accompagnée de la prescription hospitalière initiale, valable 1 an.
Réaction locale au point d'injection : inflammation, douleur, démangeaisons, nécrose.
Syndrome pseudogrippal : fièvre, frissons, perte d'appétit, maux de tête, sueurs, courbatures, articulations douloureuses ; ces troubles sont généralement atténués par la prise de paracétamol et tendent à disparaître progressivement. Cependant, la poursuite du traitement peut conduire à une grande lassitude, à une sensation de faiblesse persistante.
réaction allergique : asthme, urticaire, choc anaphylactique ;
troubles neuropsychiatriques : instabilité émotionnelle, sentiment de dépersonnalisation, confusion des idées, état dépressif, idées suicidaires, convulsions.