Ce vaccin ne doit pas être utilisé en cas d'allergie connue à l'un des constituants du vaccin, ou de réaction allergique apparue lors d'une injection précédente du même vaccin.
En cas de fièvre élevée, de maladie aiguë, il est préférable de différer la vaccination.
Avant la troisième injection, le taux d'anticorps peut être insuffisant et des mesures de prévention (préservatifs notamment) doivent être utilisées en cas de contact avec des sujets porteurs du virus de l'hépatite B.
Cette vaccination ne protège pas contre les hépatites à virus A, C ou E ni contre d'autres virus susceptibles de provoquer des hépatites.
Chez les personnes en dialyse ou souffrant d'un déficit immunitaire, des injections de rappel supplémentaires peuvent être nécessaires.
Comme pour tous les vaccins, des cas exceptionnels de réactions allergiques graves ont été constatés ; ce risque justifie la nécessité de réaliser la vaccination en milieu médical où un traitement d'urgence pourra être entrepris sans délai.
Ce vaccin peut être injecté le même jour que d'autres vaccins, mais il ne doit pas être mélangé avec un autre produit injectable dans une même seringue.
Cette vaccination ne présente qu'exceptionnellement un caractère d'urgence. Elle peut être pratiquée pendant la grossesse, mais il est préférable de réaliser la première injection ou les rappels après l'accouchement.
Bien agiter la seringue avant l'emploi, la réchauffer à température ambiante si nécessaire. L'injection doit être réalisée par voie intramusculaire (dans le muscle deltoïde chez l'adulte et l'enfant, dans la cuisse chez le nourrisson).
Dans certains cas (hémophilie, faible taux de plaquettes sanguines), l'injection peut être réalisée par voie sous-cutanée.
Adulte à partir de 16 ans : 1 dose de 10 μg/ml par injection.
Enfant jusqu'à 15 ans : 1 dose de 5 μg/0,5 ml par injection.
2 injections à 1 mois d'intervalle, suivies d'une troisième 6 mois après la première ;
3 injections à 1 mois d'intervalle, suivies d'une quatrième dose 1 an après la première. Cette deuxième modalité de vaccination est proposée lorsque l'immunité doit être obtenue rapidement (professionnels de santé, départ à l'étranger ...). L'immunité n'est en effet acquise qu'après la troisième injection.
Injections de rappel : aucun rappel n'est nécessaire après les injections initiales, sauf dans quelques cas particuliers : professionnels de santé, autres professions exposant à des blessures, séjours en zone endémique ou séjours dans certaines collectivités (psychiatrique notamment), par exemple. Dans ces cas, un dosage des anticorps contre l'hépatite B (anticorps anti-HBs) permet de vérifier l'immunité. Si le taux est supérieur à 10 mUI/ml, l'immunité est considérée comme définitive. Si le taux est inférieur à 10 mUI/ml, une injection de rappel du vaccin est pratiquée, suivie d'un nouveau contrôle sanguin. Le médecin évaluera l'intérêt de renouveler les injections sans dépasser un total de 6 (premières injections incluses).
Il est préférable de respecter les délais indiqués pour les injections successives ; néanmoins, un retard ne prête généralement pas à conséquence. Votre médecin déterminera le nombre d'injections nécessaires pour le maintien ou la restauration d'une bonne immunité.
Les réactions fébriles dues aux vaccins peuvent être combattues en prenant de l'aspirine ou du paracétamol.
Pour garder son efficacité, ce médicament doit être conservé entre + 2 °C et + 8 °C (partie la plus froide du réfrigérateur). Toutefois, une rupture de la chaîne du froid pendant une durée limitée (quelques heures à température ambiante inférieure à 25 °C) ne devrait pas prêter à conséquence. En pratique, en cas de nécessité, un délai de quelques heures peut séparer l'achat du vaccin en pharmacie de son stockage au réfrigérateur ou de la vaccination.
Ce vaccin ne doit pas être congelé.
Réaction douloureuse, rougeur, nodule au point d'injection.
Rarement : fièvre modérée pendant 1 ou 2 jours, fatigue, malaise, vertiges, maux de tête, fourmillement des extrémités, douleurs articulaires ou musculaires, troubles digestifs, démangeaisons, éruption cutanée.
Exceptionnellement : réaction allergique.
Des troubles neurologiques (dont la sclérose en plaques) ont été très exceptionnellement observés après la vaccination contre l'hépatite B. La responsabilité du vaccin dans la survenue de ces troubles n'est pas établie à ce jour ; par précaution, la vaccination ne sera envisagée chez les personnes souffrant de sclérose en plaques que lorsque le risque d'hépatite B est important. En effet, la stimulation du système immunitaire représentée par ce vaccin pourrait interférer avec cette maladie auto-immune.