Ce médicament est un antirétroviral actif sur le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Il appartient à la famille des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse. En bloquant cette enzyme, il empêche la reproduction du virus dans les cellules infectées, sans toutefois permettre son élimination.
Il est utilisé chez les patients infectés par le VIH en association avec d'autres médicaments antirétroviraux. Il peut être utilisé chez l'adulte et l'enfant de plus de 3 mois.
Une inflammation du pancréas (pancréatite) peut survenir au cours du traitement. Ce risque est plus important si vous avez des antécédents de pancréatite, une consommation régulière et excessive d'alcool ou en cas de prise de certains médicaments (voir Interactions) ; dans ce cas une surveillance plus étroite du traitement est nécessaire. Si elle n'est pas diagnostiquée à temps, elle peut provoquer d'importantes douleurs au ventre et dans le dos, des nausées, des vomissements, et impose une hospitalisation. Contactez rapidement votre médecin si vous ressentez de telles manifestations.
Des troubles de la sensibilité des membres (neuropathie périphérique) ont été observés en cours de traitement par la stavudine. Ce risque est plus important si vous avez des antécédents de neuropathie, et en cas de prise simultanée de certains médicaments (voir Interactions) ; dans ce cas une surveillance plus étroite du traitement est nécessaire. En cas d'apparition d'un engourdissement persistant, de fourmillements ou de sensations douloureuses ou de brûlures dans les pieds et les mains, consultez rapidement votre médecin. Les neuropathies périphériques liées à la stavudine peuvent disparaître si le traitement est arrêté rapidement, bien qu'une aggravation transitoire des symptômes soit parfois observée. Après l'arrêt du traitement, si les symptômes disparaissent de façon satisfaisante, la reprise du traitement par Zerit peut être envisagée à une posologie réduite de moitié.
Le Zerit nécessite une surveillance hépatique régulière (dosage des transaminases), surtout lorsqu'il existe un dysfonctionnement préexistant du foie. L'arrêt de Zerit et de tout médicament potentiellement toxique pour le foie devra être envisagé en cas d'aggravation rapide de l'atteinte hépatique.
Ce médicament expose à un risque de complication rare mais grave : l'acidose lactique. Certains signes peuvent précéder sa survenue de quelques jours à quelques semaines : manifestations digestives (nausées, vomissements, perte de l'appétit, douleurs abdominales, diarrhée), neuromusculaires (crampes ou douleurs musculaires, fourmillements des membres). Plus tardivement, apparaissent une altération de l'état général (fatigue importante, perte de poids) et des manifestations respiratoires (essoufflement). Il est donc important de consulter devant ses signes et d'effectuer une prise de sang comportant un dosage des lactates. L'aggravation de cette complication peut être brutale. Certains facteurs de risque sont signalés : l'obésité, le sexe féminin, certaines situations particulières (intervention chirurgicale, infection, grossesse), certains traitements associés (notamment le traitement d'une hépatite C par de la ribavirine et de l'interféron alpha).
Le traitement antiviral n'élimine pas le risque de transmission du VIH à d'autres personnes lors de rapports sexuels : vous devez continuer à prendre les mesures de protections appropriées (préservatifs).
La stavudine ne doit pas être associée à la zidovudine (action antagoniste).
L'association à la doxorubicine doit être évitée (inhibition de l'activation de la stavudine).
médicaments potentiellement toxiques pour le pancréas (pentamidine intraveineuse, zalcitabine) ;
médicaments potentiellement toxiques pour le système nerveux (thalidomide, didanosine, zalcitabine, isoniazide, carbamazépine, métronidazole, phénytoïne, ribavirine, nitrofurantoïne, dapsone, cisplatine, vincristine...) ;
ribavirine (possible diminution de l'effet antiviral de la stavudine).
Ne prenez pas d'autre médicament surtout de façon prolongée sans prendre l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
Il n'existe pas d'étude clinique adéquate et bien contrôlée chez la femme enceinte, mais des anomalies congénitales ainsi que des avortements ont été rapportés. Des cas d'acidose lactique (voir Attention), parfois fatales, ont été observés chez des femmes enceintes après administration d'une association de didanosine et stavudine. Dans l'attente de données supplémentaires, Zerit ne doit donc être administré durant la grossesse qu'après une observation attentive. Si une grossesse survient au cours du traitement, prévenez votre médecin.
L'infection par le VIH contre-indique l'allaitement.
Zerit doit être pris de préférence à jeun, c'est-à-dire au moins 1 heure avant les repas, mais si ceci est impossible, le médicament peut être pris au cours d'un repas léger. Zerit peut également être administré en ouvrant avec précaution la gélule et en mélangeant le contenu avec les aliments.
Adulte :
moins de 60 kg : 30 mg toutes les 12 heures.
plus de 60 kg : 40 mg toutes les 12 heures.
Adolescent, enfant et nourrisson âgés de plus de 3 mois :
moins de 30 kg : 1 mg/kg toutes les 12 heures.
plus de 30 kg : posologie adulte.
La dose du Zerit doit être diminuée en cas d'insuffisance rénale.
Ce traitement doit être pris tous les jours : veiller à toujours disposer d'une réserve de médicament.
Les gélules doivent être conservées à une température inférieure à 30 °C. La suspension buvable doit être conservée avec le flacon fermé, entre 2 °C et 8 °C.
L'activité d'un traitement antirétroviral est maximale si vous respectez strictement les doses et les modalités de prise. Dans le cas contraire, il existe un risque d'apparition de résistances virales qui peut compromettre l'efficacité des traitements ultérieurs.
Le traitement nécessite un suivi régulier pour s'assurer du bon contrôle de l'infection et prévenir la survenue de complications évolutives (notamment des infections opportunistes). Il est important de garder un contact régulier avec votre médecin traitant.
Conditions particulières de délivrance :
Ce médicament est disponible en ville et à l'hôpital.
Ce médicament est un médicament à prescription restreinte : il doit être obligatoirement prescrit pour la première fois à l'hôpital (prescription initiale hospitalière annuelle).
La prescription peut être renouvelée par le médecin traitant (pour une durée maximale d'un an, si les examens sont satisfaisants) mais toute modification nécessite une nouvelle prescription hospitalière. Elle doit être renouvelée après 12 mois obligatoirement à l'hôpital.
La délivrance des antirétroviraux se fait sur la présentation des 2 ordonnances : la prescription initiale hospitalière datant de moins de 1 an et l'ordonnance de renouvellement du médecin de ville identique à cette dernière.
De nombreux effets indésirables, parfois graves, ont été rapportés au cours des essais cliniques utilisant Zerit, sans que l'on puisse toujours déterminer le lien soit avec l'évolution clinique de l'infection par le VIH, soit avec les traitements associés.
Une inflammation du pancréas (pancréatite) peut survenir au cours du traitement. Ce risque est plus important si vous avez des antécédents de pancréatite, une consommation régulière et excessive d'alcool ou en cas de prise de certains médicaments (voir Interactions) ; dans ce cas une surveillance plus étroite du traitement est nécessaire (voir Attention).
Des troubles de la sensibilité des membres (neuropathie périphérique) ont été observés en cours de traitement par la stavudine. Ce risque est plus important si vous avez des antécédents de neuropathie, ou en cas de prise simultanée de certains médicaments (voir Interactions) ; dans ce cas une surveillance plus étroite du traitement est nécessaire (voir Attention).
Le traitement par Zerit nécessite une surveillance régulière du fonctionnement du foie (dosage des transaminases).
Ce médicament expose à un risque de complication rare mais grave : l'acidose lactique (voir Attention).
Parmi les très nombreux effets indésirables observés au cours des essais, certains sont apparus plus fréquents : maux de tête, frissons/fièvre, douleurs abdominales, fatigue, malaise, essoufflement, douleurs dorsales, syndrome grippal, diarrhées, nausées et vomissements, perte d'appétit, insomnie, dépression, anxiété, vertiges, éruptions cutanées, sueurs, démangeaisons, douleurs musculaires ou articulaires. Ces effets indésirables étant de nature très variée, il est souhaitable de demander conseil à votre médecin traitant en cas de survenue de manifestations inhabituelles, afin de rechercher un lien éventuel avec la prise du Zerit.
Une redistribution anormale des graisses peut être observée après plusieurs mois de traitement (lipodystrophie) avec les associations d'antirétroviraux, dont celles comportant des antiprotéases. Elle peut entraîner une augmentation de la taille de la poitrine, de l'abdomen, et de la nuque (bosse de bison), et une diminution de la graisse périphérique des membres, des fesses et des joues.