Ce médicament contient une substance obtenue par biotechnologie, proche de l'interféron bêta naturel humain. L'interféron bêta est une protéine qui intervient dans la réponse immunitaire et la lutte contre les virus. Il a montré une activité dans le traitement de certaines formes de sclérose en plaques (SEP), mais son mécanisme d'action dans la maladie est mal connu.
Il est utilisé dans le traitement de la sclérose en plaques chez des malades capables de se déplacer et chez qui la maladie évolue par poussées. Chez les patients ayant eu au moins deux poussées dans les deux années précédentes, des études scientifiques ont montré un ralentissement de la progression du handicap, et l'intervalle entre deux poussées a été plus élevé que chez les malades non traités.
réaction allergique survenue sous traitement par interféron bêta, ou allergie à l'albumine humaine ;
dépression grave ou idées suicidaires ;
grossesse.
Des précautions sont nécessaires en cas d'épilepsie, de troubles cardiaques, de troubles thyroïdiens, d'insuffisance hépatique ou d'insuffisance rénale grave, d'antécédent de dépression.
réaction allergique : urticaire, œdème de Quincke, asthme, malaise survenant après l'injection ;
état dépressif, idées suicidaires ;
perte de connaissance brutale pouvant correspondre à une crise d'épilepsie.
Des prises de sang régulières, comprenant une numération formule sanguine et un dosage des transaminases, sont recommandées.
Si vous devez conduire ou utiliser une machine dangereuse, assurez-vous préalablement que ce médicament n'altère pas votre vigilance.
Informez votre médecin si vous prenez des anticonvulsivants ou des antidépresseurs, ainsi que tout autre traitement en cours.
Les données disponibles laissent présumer une action toxique sur l'enfant à naître. Son usage est donc contre-indiqué pendant la grossesse et une contraception efficace est nécessaire pendant toute la durée du traitement chez la femme en âge de procréer.
Les données disponibles ne permettent pas de savoir si l'interféron bêta passe dans le lait maternel. L'arrêt de l'allaitement ou l'interruption du traitement doit donc être envisagé.
Ce médicament doit être injecté par voie sous-cutanée.
Le médecin peut vous proposer de pratiquer vous-même les injections. Dans ce cas, des explications précises vous seront fournies par le médecin ou l'infirmière et une première auto-injection sera réalisée en leur présence.
Adulte de plus de 16 ans : 1 injection de 22 μg ou 44 μg, 3 fois par semaine. La durée du traitement est strictement individuelle.
Pour limiter le risque de nécrose au point d'injection, il est recommandé de désinfecter soigneusement la peau avant l'injection et d'utiliser un site différent à chaque injection.
Conserver les seringues entre + 2 °C et + 8 °C (au réfrigérateur), dans leur emballage d'origine. Ne pas les congeler.
Conditions particulières de délivrance :
Ce médicament est à la fois un médicament d'exception et un médicament à prescription restreinte. La première prescription de ce médicament ne peut être faite qu'à l'hôpital, dans un service spécialisé en neurologie. Les renouvellements peuvent être prescrits par un neurologue de ville, mais chaque ordonnance de renouvellement (d'un modèle spécial) doit être présentée au pharmacien, accompagnée de la prescription hospitalière initiale, valable 1 an.
Réaction locale au point d'injection : inflammation, douleur, démangeaisons, nécrose. En cas de gonflement, de suintement ou de lésions multiples, consultez votre médecin avant de pratiquer une nouvelle injection.
Syndrome pseudogrippal : fièvre, frissons, perte d'appétit, maux de tête, sueurs, courbatures, articulations douloureuses ; ces troubles sont généralement atténués par la prise de paracétamol et tendent à disparaître progressivement.
Plus rarement : réaction allergique, palpitations, hépatite, vertiges, état dépressif, idées suicidaires, convulsions.
Formation d'anticorps anti-interféron bêta-1a, pouvant entraîner une diminution de l'efficacité du traitement.