| p dose | |
| Oligoside de Neisseria meningitidis (groupe C) | 10 μg |
| Protéine diphtérique | + |
Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie infectieuse grave ou de réaction allergique apparue lors d'une injection précédente d'un vaccin à base d'anatoxine diphtérique (utilisée comme adjuvant dans ce vaccin).
En cas de fièvre élevée, de maladie aiguë, il est préférable de différer la vaccination.
Comme pour tous les vaccins, des cas exceptionnels de réactions allergiques graves ont été constatés ; ce risque justifie la nécessité de réaliser la vaccination en milieu médical où un traitement d'urgence pourra être entrepris sans délai.
Une « fausse méningite » fait partie des effets indésirables possibles de ce médicament : fièvre, maux de tête, intolérance à la lumière, raideur de la nuque. Cette notion doit être connue pour éviter des inquiétudes inutiles ; néanmoins, un examen médical est toujours nécessaire pour ne pas méconnaître une véritable méningite survenant par coïncidence et indépendamment du vaccin.
La présence d'une protéine diphtérique dans la composition du vaccin n'entraîne pas de protection contre la diphtérie ; elle est destinée à favoriser l'action du vaccin antiméningocoque.
Comme pour tous les produits injectables par voie intramusculaire, des précautions sont nécessaires en cas de traitement anticoagulant ou de baisse importante des plaquettes sanguines (risque d'hématome au point d'injection).
Conducteur : ce médicament peut être responsable de vertiges.
Ce vaccin peut être injecté le même jour que d'autres vaccins, mais en changeant de site d'injection. Il ne doit pas être mélangé avec un autre produit injectable dans une même seringue. L'injection concomitante avec un vaccin antipneumococcique ou un vaccin contre l'hépatite B ne se justifie néanmoins qu'en cas de nécessité médicale car l'interaction entre ces vaccins, même injectés séparément, n'a pas été étudiée.
Ce vaccin peut être pratiqué chez la femme enceinte ou allaitante en cas de nécessité immédiate liée à une exposition à la maladie.
L'injection doit être réalisée par voie intramusculaire (dans le muscle deltoïde chez l'enfant ou l'adulte, dans la cuisse chez le nourrisson).
Nourrisson de 2 à 12 mois : 2 injections à au moins 2 mois d'intervalle. Une dose de rappel est nécessaire pour assurer une protection prolongée.
Enfant de plus de 1 an et adulte : 1 injection unique.
Les réactions fébriles dues aux vaccins peuvent être combattues en prenant de l'aspirine ou du paracétamol.
Pour garder son efficacité, ce médicament doit être conservé entre + 2 °C et + 8 °C (partie la plus froide du réfrigérateur). Toutefois, une rupture de la chaîne du froid pendant une durée limitée (quelques heures à température ambiante inférieure à 25 °C) ne devrait pas prêter à conséquence. En pratique, en cas de nécessité, un délai de quelques heures peut séparer l'achat du vaccin en pharmacie de son stockage au réfrigérateur ou de la vaccination.
Ce vaccin ne doit pas être congelé.
Réaction au point d'injection : douleur, rougeur, œdème ou sensibilité à la pression.
Fièvre supérieure à 38°C.
Chez les nourrissons : pleurs, somnolence, troubles du sommeil ou de l'appétit, diarrhée, vomissements, irritabilité. Pour beaucoup de ces troubles, il est difficile de préciser un lien de certitude avec ce vaccin, notamment du fait de l'injection concomitante d'un autre vaccin (DTcoq) dans de nombreux cas. Ces troubles disparaissent en quelques jours.
Chez les enfants et les adultes : douleurs musculaires, maux de tête.
Très rarement : ganglions, douleurs articulaires, réaction allergique, vertiges, convulsions, malaise, troubles de la sensibilité cutanée, fourmillements des extrémités, faiblesse musculaire, troubles visuels, sensibilité anormale à la lumière.
Le taux de convulsions observées chez les enfants vaccinés n'était pas supérieur à celui observé généralement (hors vaccination), dans un contexte de fièvre et à cet âge.