| p implant | |
| Étonogestrel | 68 mg |
Ce médicament est un implant (petit bâtonnet non biodégradable inséré sous la peau) et renferme une hormone proche de la progestérone.
Il est utilisé comme contraceptif d'action prolongée : le progestatif est libéré progressivement dans le sang et permet de bloquer l'ovulation tant que l'implant est présent dans l'organisme. Les études disponibles montrent une efficacité contraceptive de 100 %.
accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire...) en évolution,
certains cancers du sein ou de l'utérus,
saignement génital (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens avant la mise en route du traitement),
maladie grave du foie,
grossesse.
Un examen médical est nécessaire avant et 3 mois après la mise en place de cet implant, particulièrement en cas d'antécédents d'accidents thromboemboliques, de diabète, d'augmentation de la tension artérielle.
Comme pour les autres contraceptifs progestatifs, les troubles des règles sont fréquents : cycles irréguliers, saignements prolongés. Cet inconvénient possible doit être pris en compte avant d'envisager ce mode de contraception.
L'arrêt d'un tabagisme éventuel est recommandé chez les femmes qui suivent un traitement hormonal, du fait d'une augmentation possible du risque cardiovasculaire.
Un alitement prolongé peut nécessiter un retrait prématuré de l'implant.
L'efficacité contraceptive de ce médicament peut être diminuée par la prise conjointe d'un médicament inducteur enzymatique.
Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Néanmoins, en cas d'implantation chez une femme dont la grossesse était méconnue, les données disponibles ne justifient pas d'inquiétude particulière. Le retrait de l'implant est bien sûr indispensable.
La quantité d'hormone qui passe dans le sang, et donc dans le lait maternel, est très faible ; néanmoins, la pose de cet implant ne se justifie que si une autre contraception locale est impossible.
Cet implant ne peut être posé ou retiré que par un médecin ; il est inséré dans la face interne du bras de la patiente après application d'un anesthésique local.
La période propice à la mise en place est à déterminer avec votre médecin.
Après une période de 3 ans, l'implant doit être obligatoirement changé car la quantité d'étonogestrel résiduelle est insuffisante pour assurer une contraception efficace.
Le plus fréquemment (plus de 5 % utilisatrices) : acné, maux de tête, prise de poids, tension des seins.
Perte de cheveux, troubles de l'humeur, douleurs abdominales, diminution de l'importance ou de la durée des règles, saignement intermittent.
Rarement : hypertension artérielle.
Manifestations locales lors de la mise en place ou du retrait de l'implant : ecchymose, irritation, démangeaisons.