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Isoflavones (phytoestrogènes) |
| Mis à jour : Vendredi, 22 Février 2013 | ||||||||
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Les isoflavones font partie de la famille des phytoestrogènes, des substances végétales proches des hormones féminines (estrogènes). Les isoflavones les plus répandues sont la génistéine, la daidzéine et la glycitéine ; on trouve parfois dans les compléments alimentaires des dérivés appelés génistine, daidzine et glycitine. Les isoflavones sont présents en grande quantité dans les aliments dérivés du soja et en quantités plus modestes dans les légumes secs, les oignons, les pommes, le vin rouge et le thé, par exemple.
Usages et propriétés supposées des isoflavones (phytoestrogènes)![]() Les isoflavones sont proposées pour soulager les troubles liés à la ménopause, comme les bouffées de chaleur, les maux de tête, la sécheresse vaginale ou l’incontinence urinaire. Elles ont récemment connu un regain de popularité lorsque des études cliniques ont mis en évidence les risques associés aux traitements hormonaux de substitution (les traitements de la ménopause qui utilisent des hormones féminines). Pour certaines femmes, les compléments alimentaires contenant des isoflavones sont alors apparus comme une alternative moins risquée. Les isoflavones sont parfois utilisées pour lutter contre l'excès de cholestérol sanguin.
Quelle efficacité pour les isoflavones (phytoestrogènes) ?Si les isoflavones semblent plutôt efficaces contre les manifestations de la ménopause, leur activité est plus faible que celle des traitements hormonaux de substitution : elles soulageraient environ 30 % des femmes souffrant de ces troubles, contre 70 % pour les traitements à base d’hormones. En revanche, les isoflavones ne sont pas efficaces dans la prévention de l'ostéoporose (fragilité osseuse qui peut survenir après la ménopause). Seule l'ipriflavone, un dérivé synthétique, a montré une activité dans ce domaine (voir encadré ci-dessous). L’effet des isoflavones sur les taux de cholestérol semble trop modeste pour que ces substances présentent un réel intérêt dans ce domaine.
Précautions à prendre avec les isoflavones (phytoestrogènes)L’usage des isoflavones n’est pas sans danger. Leur activité estrogénique peut avoir des effets indésirables graves. Pour cette raison, les isoflavones ne doivent jamais être prises sans suivi médical. Les isoflavones sont contre-indiquées chez les enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent, ainsi que chez celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormonodépendant : sein, utérus ou ovaire. Comme pour les traitements hormonaux de substitution, les isoflavones pourraient favoriser l’apparition ou le développement de cancers sensibles aux estrogènes. Elles semblent augmenter le risque d’hyperplasie de l’endomètre (lésions précancéreuses au niveau de l’utérus). Les hommes qui présentent des troubles de la prostate doivent s’abstenir de prendre ce type de compléments. Du fait de leur activité estrogénique, les isoflavones pourraient avoir un effet négatif sur la fertilité masculine. Enfin, les personnes allergiques aux aliments à base de soja doivent, bien sûr, éviter ces produits. Les isoflavones pourraient interagir avec de nombreux médicaments : ceux des traitements contre l’ostéoporose, des traitements hormonaux ou des traitements contre les cancers du sein, de l’utérus ou de l’ovaire. De ce fait, la prise d’isoflavones doit impérativement être accompagnée d’un suivi médical. Origine, formes et dosage des isoflavones (phytoestrogènes)Les isoflavones sont extraites du soja. On les trouve sous forme de gélules ou de comprimés. Les dosages sont difficiles à indiquer car ils varient selon la forme chimique des isoflavones employées. L’ancienne Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, désormais Anses) recommandait de ne pas dépasser la dose quotidienne de 1 mg par kilo, soit 60 mg par jour pour une femme de 60 kilos.
Sources : EU Register on nutrition and health claims, EFSA, 2012. |
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